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If I would like to make the best compliment to the singer, it would be: he has his own style.
You hear him singing, and you do not even to know the song - it's Daniel Lavoie.

Bruno Pelletier

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«J’écoute la radio» avec Daniel Lavoie

11 mai 2012 | Par Christelle Lison


Après 22 albums et plus de 40 années de carrière, Daniel Lavoie a bien le droit de retraverser sa carrière d’offrir à son public ses plus grandes chansons revisitées. C’est ce qu’il fait pour son spectacle J’écoute la radio qu’il présentera le 17 mai prochain au Grand Théâtre de Québec. J’ai eu l’occasion de le rencontrer pour en savoir un peu plus.

Daniel Lavoie est aujourd’hui un homme serein et heureux. Après les crises de la trentaine, de la quarantaine et de la cinquantaine, il profite maintenant de son métier. «Comme me disait Bruno Pelletier il y a quelque temps, on voit que je suis en paix avec mon métier et cela se ressent». Cette paix permet aujourd’hui à l’artiste de proposer un spectacle à son image et de retracer sa carrière en chansons. «J’écoute la radio découle tout naturellement de l’album. Je voulais revoir les chansons qui m’ont fait connaître et que les gens aiment. Dans l’ensemble de mon répertoire, j’ai trouvé des chansons qui avaient traversé le temps et qui étaient encore d’actualité en 2012». En constatant que ces chansons ont bien vieilli et qu’elles étaient encore pertinentes, Daniel Lavoie s’est senti fier.

« Quand j’étais jeune, je ne pensais pas que je serais encore vivant à l’âge que j’ai aujourd’hui. De plus, mon premier album s’intitulait À court terme, c’est pour dire à quel point je ne m’imaginais pas être encore là. Donc, oui, je me sens fier!».

Il faut savoir que Daniel Lavoie ne s’imaginait pas devenir chanteur. «Personnellement, je ne me voyais pas chanteur. Je pensais que j’allais faire ma carrière comme parolier. C’est finalement une occasion qui m’a été proposée de chanter et c’est comme ça que l’aventure a commencé». Mais il ne faut pas croire que le chemin de l’artiste a été un long fleuve tranquille. «J’ai eu de très bons moments, mais j’ai également eu des coups durs. Comme aussi j’ai eu mes monstres. Par contre, l’histoire s’est bien finie puisque je suis toujours là».
Le 17 mai prochain, Daniel Lavoie sera d’ailleurs sur la scène de la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec. « C’est un feel good show que je vais proposer au public. Je veux que les gens rentrent chez eux avec un sourire, mais je vais m’efforcer de les faire brailler pendant tout le spectacle », me dit l’artiste en riant. « C’est ça le contraste de ce métier. Les chanteurs sont faits pour nous faire brailler ». Pour y parvenir, Daniel Lavoie présentera les chansons de son dernier album, J’écoute la radio, et quelques autres. Seront, entre autres, au programme : Ils s’aiment, La danse du smatte, J’ai quitté mon île, Boule qui roule, Je voudrais voir New York et Tension attention. « Ce que je veux, c’est donner aux gens les chansons qu’ils aiment », souligne Daniel Lavoie. « Mais je vais le faire, du moins j’espère, avec un peu de recul, plus de sérénité et un peu plus de maturité ». Cette sérénité, l’artiste a l’impression qu’elle a été longue à connaître, mais il l’apprécie d’autant plus.
Et surtout, Daniel Lavoie est conscient de la chance qu’il a eue de faire ce métier. «Aujourd’hui, c’est vraiment difficile pour les jeunes qui se lancent dans la chanson. Bien sûr, du point de technologique et matériel, il y a des facilités, notamment en matière d’enregistrement. Mais pour le reste, tout est plus difficile. Il y a beaucoup de gens, c’est ardu de trouver sa place. Et puis les disques ne se vendent plus ou en tout cas beaucoup moins. Moi, j’ai eu la chance de pouvoir vivre dignement de ce métier. Je n’ai pas tout dit, je n’ai pas trouvé toutes les réponses, mais le destin m’a souri et c’est une chance».
Aujourd’hui, Daniel Lavoie m’a dit ne plus avoir tellement de projets. «Je vais juste faire tourner mon spectacle ici, puis en Europe, en Russie et en Ukraine. Je fais aussi quelques prestations pour le spectacle Douze hommes rapaillés, et puis pour Notre Dame de Paris au Liban et en Russie». En effet, il ne fait plus de projets… «Et puis il y a quelques projets auxquels je pense, mais que je veux garder secrets pour le moment». Finalement, comme il me dit lui-même, «la retraite, ce n’est pas pour demain!»