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Si moi j'ai le plus beau compliment à faire à un chanteur, c'est ça: il a sa signature. Tu l'entends chanter, t'as pas besoin de connaître la chanson, c'est Daniel Lavoie.

Bruno Pelletier

Musique

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Que des tubes pour les francos

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Daniel Lavoie a conclu sa tournée en beauté sur la place des Festivals, hier soir, dans le cadre des Francos. L’artiste, qui dit amorcer une période de transition dans sa carrière, a offert un spectacle de type best of au public qui lui a réservé un chaleureux accueil.

Mine de rien, Daniel Lavoie fait partie du paysage musical depuis plus de 40 ans. C’est peut-être ce qui explique pourquoi, au moment où il a entamé les premières notes de son succès Jours de plaine, le public qu’il côtoie depuis si longtemps a été envahi d’un immense sentiment de bien-être. La voix de l’artiste, bien qu’elle puisse aussi donner dans le rock (Où la route mène, par exemple), a définitivement un petit quelque chose d’apaisant.

Lors d’une entrevue accordée au Journal, celui qui a eu la chance de participer au spectacle 25 ans, 25 artistes, 25 chansons, lundi soir, sur la place des Festivals, a dit être nerveux à l’idée de se produire à titre de tête d’affiche sur cette imposante scène. S’il était intimidé, le chanteur ne l’a pas laissé paraître. Sur les planches, il était à l’aise comme un poisson dans l’eau.

«Que des tubes pour vous ce soir», a-t-il affirmé avant de préciser que ces pièces, qu’elles soient «vieilles ou jeunes», étaient présentées dans un seul et unique but: divertir.

Premier excès

Après avoir présenté les musiciens qui l’accompagnaient pour l’occasion (une section de cuivres s’est jointe à son équipe juste avant la présentation de La danse du smatte), le chanteur a présenté son premier «excès» de la soirée: son bon ami Bruno Pelletier.

Les artistes, qui ont eu la chance de chanter ensemble des centaines de fois dans le cadre de l’aventure Notre-Dame-de-Paris, ont eu un plaisir fou à interpréter cette pièce jazzée.

Par la suite, celui qui a dit ne jamais avoir pensé, un jour, que son nom se retrouverait sur des millions d’albums a raconté une anecdote au sujet de son village manitobain d’origine. Excellent conteur, il a réussi à faire sourire la foule avant de se lancer dans J’ai quitté mon île, ce qui a provoqué un changement de ton dans le spectacle. Même si la place des Festivals était bondée, nous avons eu l’impression, le temps d’une chanson, d’assister à un concert intimiste.

Une surprise

Après avoir présenté Sauvez (très réussie) et Docteur tendresse, Daniel Lavoie a accueilli sur scène Paul Daraîche. Si les autres invités avaient été préalablement annoncés, la participation de ce grand du country avait été tenue secrète.

Ensemble, ceux que l’on peut entendre en duo sur l’album Mes amours, mes amis ont interprété Tension, attention. Étrangement, l’hôte de la soirée a dû souffler les paroles à son invité, qui semblait un peu perdu. Un manque de lumière qui empêchait l’artiste de voir les notes qui lui étaient destinées est probablement à l’origine de cet étrange moment.

Après J’écoute la radio, qui aura été l’occasion d’un superbe jam, la talentueuse Catherine Major est venue présenter Je pensais pas. La musicienne, qui a donné naissance à une petite fille il y a à peine trois semaines, a offert une prestation bien sentie, comme à son habitude.

Parmi les moments les plus réussis de la soirée, on compte la présentation de la très intense Tu vas me détruire, classique de Notre-Dame-de-Paris. Nous en avons eu des frissons.